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N° 1822
_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

ONZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 29 septembre 1999.

PROJET DE LOI

portant règlement définitif du budget de 1998,

(Renvoyé à la commission des finances, de l'économie générale et du Plan à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉ
AU NOM DE M. LIONEL JOSPIN,
Premier ministre,

par M. Dominique STRAUSS-KAHN,
ministre de l'économie, des finances et de l'industrie
et par M. Christian SAUTTER,
secrétaire d'Etat au budget

TABLE DES MATIÈRES

AVANT PROPOS 7
EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS 9
I - La situation économique 11
II - La situation budgétaire 13
1. Caractéristiques générales du budget de 1998 13
A. Prévisions et résultats 13
B. Éléments d'appréciation 17
C. Les opérations de trésorerie 18
2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires 20
A. Les modifications liées à la loi de finances rectificative 20
B. Les mesures réglementaires 25
C. Les modifications de crédits demandées dans le projet de loi de règlement 30
3. Analyse de l'exécution 32
A. Le budget général 32
B. Les comptes spéciaux 44
4. Synthèse générale 46
5. Règlement de la gestion 1998 49
EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS PAR ARTICLE DU PROJET DE LOI 57
PROJET DE LOI 87

PROJET DE LOI DE RÈGLEMENT

LISTE DES ARTICLES

Numéros

Titres

Pages

     

1

Résultats généraux de l'exécution des lois de finances pour 1998.

91

     
     

2

Recettes du budget général

92

     
     

3

Dépenses ordinaires civiles du budget général

92

     
     

4

Dépenses civiles en capital du budget général

92

     
     

5

Dépenses ordinaires militaires du budget général

92

     
     

6

Dépenses militaires en capital du budget général

93

     
     

7

Résultat du budget général de 1998

93

     
     

8

Résultats des budgets annexes

93

     
     

9

Comptes spéciaux dont les opérations se poursuivent en 1999

94

     
     

10

Comptes spéciaux définitivement clos au titre de l'année 1998

95

     
     

11

Pertes et profits sur emprunts et engagements de l'État

95

     
     

12

Apurement d'une partie du solde créditeur d'un compte spécial du Trésor

96

     
     

13

Reconnaissance d'utilité publique de dépenses comprises dans des gestions de fait

96

     
     

14

Transport aux découverts du Trésor des résultats définitifs de 1998

96

     
     

AVANT-PROPOS
____

Le projet de loi portant règlement définitif du budget de 1998 est déposé sur le bureau de l'Assemblée Nationale et distribué dans les délais impartis par l'ordonnance n° 59-2 du 2 janvier 1959 portant loi organique relative aux lois de finances, c'est-à-dire avant la fin de l'année suivant celle de l'exécution du budget.

Il est appuyé du rapport de la Cour des comptes et de l'ensemble des éléments constituant le compte général de l'administration des finances (rapport de présentation, balance générale des comptes, recettes par ligne du tableau des voies et moyens et dépenses par ministère et chapitre).

EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS

I .LA SITUATION ÉCONOMIQUE
La situation économique de la France s'est inscrite dans la phase de reprise amorcée à la mi-1996 et qui s'est amplifiée en 1997 : l'année 1998 connaît les meilleurs résultats de la décennie : une croissance de 3,2%, une inflation historiquement faible et la création de 400 000 emplois accompagnée d'un recul de près d'un point du taux de chômage.

Un environnement international dégradé

La crise financière qui a atteint au cours de l'été l'ensemble des pays émergents s'est diffusée dans le monde et a commencé à faire sentir ses effets sur les économies de l'OCDE.
La plupart des pays émergents d'Asie ont connu des ajustements très sévères au lendemain de la crise monétaire et financière de l'été 1997 : le PIB de la zone s'est contracté de plus de 5 points en 1998.
La Russie, dont la situation budgétaire était très dégradée, a en outre pâti de la baisse des cours du pétrole et des matières premières. La méfiance des marchés financiers s'est également étendue aux pays d'Amérique du sud, notamment le Brésil.
Parmi les économies développées, le Japon est le plus sévèrement atteint par la crise en Asie. Entré en récession au quatrième trimestre de 1997, il enregistre un recul de près de 3% en 1998.
La croissance mondiale repose sur un pôle constitué par les pays d'Amérique du nord et d'Europe continentale, où l'activité reste encore vigoureuse, malgré l'amorce d'un ralentissement.
Les signes du ralentissement sont nombreux aux États-Unis où le cycle de croissance soutenue et non inflationniste, initié en 1991-1992, semble s'infléchir. Mais la bonne tenue de la demande intérieure assure aux États-Unis une fin d'année vigoureuse, bien que caractérisée par des déséquilibres croissants (déficit de la balance courante, baisse du taux d'épargne, sensibilité aux variables financières).
Dans la zone euro, l'extension à l'été 1998 de la crise asiatique et les turbulences qui ont suivi sur les marchés financiers occidentaux ont provoqué une dégradation marquée des anticipations des industriels. Toutefois, la consommation reste dynamique et assure une croissance du PIB de la zone proche de 3% en rythme annuel.

La situation économique française : la croissance retrouvée

La croissance en France (+3,2 %) a été légèrement supérieure à la moyenne de ses partenaires de la zone euro. Ceci tient à une plus forte augmentation de la consommation des ménages français. La dégradation des anticipations des industriels a été un peu plus tardive en France, peut être parce que les exportateurs français étaient moins exposés à la crise asiatique, puis russe, que les industriels italiens ou allemands.
La croissance de 1998, ferme et autonome, a eu pour principal moteur la demande intérieure, contrastant avec 1997, où le commerce extérieur avait contribué pour plus de la moitié à la croissance de l'année. La consommation des ménages s'est notamment révélée particulièrement dynamique, grâce à une hausse du pouvoir d'achat supérieure à 3% et au retour de meilleures anticipations.
L'impact négatif de la crise asiatique apparaît sur le profil de l'année, marqué par une décélération progressive qui reflète le ralentissement sensible de l'industrie .Ce trou d'air s'estompera toutefois au cours du premier semestre 1999.

Mais l'année 1998 présente d'autres traits exceptionnels :
· le retour à un niveau bas des taux d'intérêt à court et à long terme. Ceci est lié tant au ralentissement des prix qu'au reflux des capitaux dû à la crise asiatique. Cette baisse des taux a favorisé la demande intérieure, notamment de logement et a réduit les effets directs de la crise asiatique sur la croissance en France.
· une hausse des prix historiquement faible: 0,3% pour le glissement sur l'année des prix à la consommation (contre 1,1% en 1997) et 0,7% en moyenne. Sur ce plan, les deux dernières années se distinguent nettement des phases précédentes de reprises cycliques par l'absence d'inflation en raison notamment de la modération du prix des matières premières. Cette désinflation non anticipée par les ménages a fortement stimulée leur pouvoir d'achat et la demande intérieure.
· l'importance des créations d'emplois dans les secteurs marchands. Ainsi, la décrue du chômage amorcée l'année précédente s'est poursuivie malgré une progression sensible de la population active.

II. LA SITUATION BUDGÉTAIRE

Sont examinées ci-après :

. les principales caractéristiques du budget de 1998 et de son exécution comparées aux années antérieures ;

. l'évolution des autorisations et prévisions budgétaires résultant des lois de finances rectificatives et des mesures réglementaires ;

. l'analyse détaillée des opérations exécutées.

1. CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES DU BUDGET DE 1998

A. Prévisions et résultats

(En millions de F)

 

Lois de finances initiales

Lois de règlement

 

1998

1997

Évolution en %

1998

1997

Évolution en %

Opérations à caractère définitif

           

Dépenses du budget général (1)

1 600 482

1 581 998

1,2

1 674 253

1 655 436

1,1

P.M. dépenses nettes des recettes d'ordre(2)

1 586 669

1 564 017

1,4

1 650 773

1 637 047

0,8

Dépenses des comptes d'affectation spéciale

61 024

53 291

14,5

83 646

87 277

- 4,2

Total des dépenses à caractère définitif

1 661 506

1 635 289

1,6

1 757 899

1 742 713

0,9

             

Recettes du budget général (1)

1 347 200

1 296 479

3,9

1 421 921

1 386 211

2,6

Recettes des comptes d'affectation spéciale

60 985

56 757

7,4

87 283

89 255

- 2,2

Total des recettes à caractère définitif

1 408 185

1 353 236

4,1

1 509 204

1 475 466

2,3

Solde des opérations à caractère définitif

- 253 321

- 282 053

 »

- 248 695

- 267 247

 »

             

Opérations à caractère temporaire

           

Charges des comptes spéciaux

376 265

360 173

4,5

396 298

401 098

- 1,2

Ressources des comptes spéciaux

371 704

357 406

4,0

397 143

401 434

- 1,1

Solde des opérations à caractère temporaire

- 4 561

- 2 767

 »

845

336

 »

Solde global hors F.M.I.

- 257 882

- 284 820

 »

- 247 850

- 266 911

 »

Solde global hors F.M.I., hors F.S.C.

- 257 882

- 284 820

 »

- 247 517

- 267 711

 »

(1) Hors remboursements et dégrèvements d'impôts (RDI).
(2) Nettes des recettes d'ordre et des RDI, les dépenses du budget général progressent de 1,4% en LFI pour 1998 et n'augmentent que de 0,8 % en loi de règlement.

La loi de finances initiale pour 1998 se caractérise par :

· une augmentation de 0,9 % des dépenses définitives ;
· une progression des recettes définitives de 2,3% ;
· un déficit budgétaire prévisionnel de - 257,9 milliards de F (contre - 284,8 milliards de F en loi de finances initiale 1997) porté à - 254,6 milliards de F, après la loi de finances rectificative.
L'exécution des lois de finances s'est finalement traduite en 1998 par un déficit de
- 247,5 milliards de F hors F.M.I. - hors F.S.C. contre - 267,7 milliards de F en 1997.

L'atténuation de 7,1 milliards de F par rapport aux prévisions rectifiées se décompose comme suit :
- en recettes :
Les recettes fiscales, hors dégrèvements et remboursements d'impôts, inscrites pour
1 448,2 milliards de F en L.F.I., portées à 1 459,1 milliards de F par le collectif de décembre, atteignent
1 452,3 milliards de F soit une moins-value de 6,8 milliards de F.

Pour les recettes non fiscales, les réalisations ont été inférieures aux prévisions rectifiées
de 4,7 milliards de F.

Au total, les recettes nettes(1) du budget général, hors fonds de concours inscrits pour mémoire en L.F.I., sont inférieures de 0,8 % aux prévisions rectifiées.
- en dépenses :
Les dépenses du budget général, qui s'élèvent à 1 674,3 milliards de F hors dégrèvements et remboursements d'impôts, ont excédé les prévisions initiales de 73,8 milliards de F et les prévisions rectifiées de 55,7 milliards de F.
Toutefois, cet écart doit être apprécié en tenant compte des crédits ouverts par voie de fonds de concours (+ 69,2 milliards de F) et de la différence entre les crédits reportés à 1999 (- 63,5 milliards
de F) et ceux provenant de la gestion précédente (+ 54,5 milliards de F), non compris par nature dans les prévisions.

- sur les comptes spéciaux du Trésor :
Les prévisions rectifiées des comptes spéciaux du Trésor (opérations à caractère définitif et temporaire) font ressortir un excédent de charges de 4,2 milliards de F, hors F.M.I., hors F.S.C, soit un écart global de 9 milliards de F par rapport au solde d'exécution de + 4,8 milliards de F, recouvrant notamment les évolutions suivantes :
- les comptes d'affectation spéciale prévus en quasi équilibre laissent un solde créditeur de
3,6 milliards de F ;

- le compte d'avances sur impôts locaux prévu à - 2,7 milliards de F en loi de finances initiale, puis
à - 2,6 milliards de F en loi de finances rectificative, se trouve en quasi équilibre avec un excédent de recettes de 0,6 milliard de F (+ 0,2 milliard de F en 1997).

Le décalage provient d'une meilleure comptabilisation de ces opérations. La répartition des impôts sur rôles entre impôts d'État et impôts locaux est effectuée en effet pour la première fois en 1998 à partir de la ventilation comptable des recouvrements réels. Elle concerne dans un premier temps les recouvrements sur exercice courant.

RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

de la prévision à l'exécution de 1998

(En millions de F)

Désignation des recettes

Loi
de finances initiale

(I)

Loi
de finances initiale
rectifiée
(II)

Écart
LFR-LFI


(III)

Projet
de loi
de règlement

(IV)

Écart PLR-Loi
de finances
initiale rectifiée

(IV-II)

A. Recettes fiscales

         
           

Impôt sur le revenu

294 709

299 500

4 791

303 969

4 469

Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles


48 000


48 000


 »


43 429


- 4 571

Impôt sur les sociétés

222 000

223 000

1 000

234 428

11 428

Autres impôts directs et taxes assimilées

82 225

82 900

675

82 869

- 31

Taxe intérieure sur les produits pétroliers

154 878

155 370

492

153 922

- 1 448

Taxe sur la valeur ajoutée

777 480

807 670

30 190

807 501

- 169

Enregistrement, timbre, autres contributions taxes indirectes


148 118


149 380


1 262


143 125


- 6 255

TOTAL A.- Recettes fiscales

1 727 410

1 765 820

38 410

1 769 243

3 423

A déduire : dégrèvements et remboursements d'impôts (2)

279 237

306 706

27 469

316 938

10 232

TOTAL des recettes fiscales nettes

1 448 173

1 459 114

10 941

1 452 305

- 6 809

B. Recettes non fiscales

155 020

163 763

8 743

159 019

- 4 744

C. Fonds de concours et recettes assimilées

Mémoire

   

64 987

64 987

TOTAL NET DES RECETTES

1 603 193

1 622 877

19 684

1 676 311

53 434

           

D. Prélèvements sur les recettes de l'État
au profit des Collectivités locales


- 164 493


- 163 188


1 305


- 162 818


370

           

E. Prélèvements sur les recettes de l'État
au profit des Communautés européennes


- 91 500


- 91 500


»


- 91 572


- 72

TOTAL DES PRELEVEMENTS

- 255 993

- 254 688

1 305

- 254 390

298

TOTAL GENERAL NET ( hors fonds de concours)


1 347 200


1 368 189


20 989


1 356 934

(1)


- 11 255

(1) Pour mémoire total des recettes y compris fonds de concours : 1 421 921 millions de F.
(2) Les dégrèvements et remboursements d'impôts s'entendent hors art.50 du chapitre 15-02.


SOLDES DES COMPTES SPÉCIAUX DU TRÉSOR
(Opérations à caractère définitif et temporaire)

de la prévision à l'exécution

(En millions de F)

Catégorie de comptes spéciaux du Trésor

Loi de finances
initiale



(I)

Loi
de finances
rectificative
n° 98-1267 du 30-12-98

(II)

Total avant
intervention
du projet de
loi de
règlement

(I+II)

Projet
de loi
de règlement



(III)

Écart PLR
-
Loi de finances rectifiée
III - (I+II)

           

Opérations à caractère définitif

         
           

Comptes d'affectation spéciale

- 39

 »

- 39

3 637

3 676

           

Opérations à caractère temporaire

         
           

Comptes d'affectation spéciale

38

 »

38

100

62

Comptes de prêts

- 1 829

300

- 1 529

- 551

978

Comptes d'avances

- 2 737

80

- 2 657

574

3 231

(dont compte d'avances sur impôts locaux)

(- 2 700)

(80)

(- 2 620)

(556)

(3 176)

Comptes de commerce

47

 »

47

1 260

1 213

Comptes d'opérations monétaires (hors F.M.I., hors F.S.C.)


- 40

 
»


- 40


- 196


- 156

Comptes de règlement avec les gouvernements étrangers


- 40


 »


- 40


- 7


33

TOTAL

- 4 600

380

- 4 220

4 817

9 037

EXÉCUTION DES LOIS DE FINANCES
de la prévision à l'exécution

(En millions de F)

 

Loi de finances initiale

(I)

Loi de finances rectificative n° 98-1267 du 30-12-98
(II)

Total avant
intervention
du projet de
loi de
règlement
(III)

Projet de loi
de règlement

(IV)

Écart PLR
-
Loi de finances rectifiée
(IV-III)

BUDGET GÉNÉRAL (Hors dégrèvements et remboursements d'impôts)

         

Recettes

1 347 200

20 989

1 368 189

1 421 921

53 732

           

Dépenses

1 600 482

18 082

1 618 564

1 674 253

55 689

           

. ordinaires civiles

1 290 004

12 560

1 302 564

1 398 326

95 762

. civiles en capital

72 211

8 379

80 590

97 446

16 856

. militaires

238 267

- 2 857

235 410

178 481

56 929

           

SOLDE DU BUDGET GÉNÉRAL

- 253 282

2 907

- 250 375

- 252 332

- 1 957

           

COMPTES SPÉCIAUX (solde hors F.M.I.)

- 4 600

380

- 4 220

4 482

8 702

           

SOLDE D'EXECUTION DES LOIS DE FINANCES

         

. Hors F.M.I.

- 257 882

3 287

- 254 595

- 247 850

6 745

. Hors F.M.I., hors F.S.C.

- 257 882

3 287

- 254 595

- 247 517

7 078

* Y compris les mesures réglementaires visant essentiellement les fonds de concours inscrits (pour mémoire en LFI) et les reports de crédits de la gestion précédente et à la gestion suivante.

B. Éléments d'appréciation

L'exécution des lois de finances pour 1998 peut être appréciée par comparaison avec celles des trois dernières années au regard de plusieurs critères :

· la progression des dépenses et des recettes définitives ;
· la couverture des dépenses par les recettes ;
· l'évolution du déficit budgétaire
· l'évolution du besoin de financement des administrations publiques

LA PROGRESSION DES DÉPENSES ET DES RECETTES DÉFINITIVES (1)
(Budget général et opérations à caractère définitif des comptes spéciaux du Trésor )

(En milliards de F)

 

1995

1996

1997

1998

         

Recettes définitives

1 306,3

1 361,8

1 458,1

1 487,0

Évolution par rapport à l'année précédente (%)

+ 1,8

+ 4,3

+ 7,1

+ 2,0

         

Dépenses définitives

1 608,3

1 656,6

1 725,3

1 735,7

Évolution par rapport à l'année précédente (%)

+ 3,2

+ 3,0

+ 4,2

+ 0,6

L'évolution des opérations à caractère définitif entre 1996 et 1997 s'explique par le gonflement des masses du compte d'affectation des produits de cessions de titres, parts et droits de sociétés. Nettes des remboursements et dégrèvements d'impôts, et des recettes d'ordre, les dépenses du budget général n'ont, pour leur part, progressé que de 0,8% en 1998, soit une quasi stabilité en volume, compte tenu d'une inflation moyenne en 1998 de 0,7 %.

LA COUVERTURE DES DÉPENSES PAR LES RECETTES (1)

(En milliards de F)

 

1995

1996

1997

1998

         

Recettes définitives

1 306,3

1 361,8

1 458,1

1 487,0

         

Dépenses définitives

1 608,3

1 656,6

1 725,3

1 735,7

         

% de couverture des dépenses par les recettes

81,2

82,2

84,5

85,7

(1) Hors dégrèvements et remboursements d'impôts et hors recettes d'ordre venant en atténuation des
charges de la dette.

L'ÉVOLUTION DU SOLDE DES LOIS DE RÈGLEMENT
(Hors F.M.I, hors FSC)

(En milliards de F)

 

1995

1996

1997

1998

         

Solde d'exécution

- 322,9

- 295,4

- 267,7

- 247,5

         

Pourcentage du PIB total (2)

4,2

3,8

3,3

2,9

(2) PIB calculé selon les nouvelles normes SEC 95
Hors FMI et FSC, le déficit budgétaire de 1998 s'est finalement élevé à 247,5 milliards de F, soit une amélioration de plus de 20 milliards de F par rapport à 1997 et - pour la seconde année consécutive - à la prévision de la loi de finances initiale (- 257,9 milliards de F). Ces bons résultats qui témoignent d'une gestion maîtrisée des finances publiques, ont également permis d'améliorer, en comptabilité européenne selon les normes SEC 1995, le besoin de financement de l'État de 0,5 point de PIB.

Pour l'ensemble des administrations publiques, le besoin de financement est ainsi ramené de 3,0 à 2,7 points de PIB, malgré la non reconduction du versement exceptionnel que constituait en 1997 la soulte
" France Télécom".

ÉVOLUTION DU BESOIN DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES

(En milliards de F)

 

1995

1996

1997

1998

besoin de financement des administrations publiques

- 434,9

- 330,1

- 247,1

- 232,1

         

Pourcentage du PIB total (1)

5,6

4,2

3,0

2,7

(1) selon les nouvelles normes SEC 95

C. Les opérations de trésorerie

Les opérations de trésorerie relatives à l'année 1998 correspondent en premier lieu aux opérations budgétaires exécutées entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année civile se rapportant :

En milliards de F

- aux opérations de la période complémentaire de la loi de finances de 1997

55,1

- aux opérations de la gestion courante de la loi de finances de 1998

146,6

- aux dépenses par anticipation de la loi de finances de 1999

16,1

Compte tenu de l'évolution des comptes d'imputation provisoire afférents aux opérations budgétaires (+ 2,3 milliards de F), la charge que le Trésor a dû financer en 1998 s'élève à - 220,1 milliards de F ( y compris le FMI(1))

A cette charge imputable à l'exécution budgétaire s'ajoutent les charges résultant de l'exécution des opérations de trésorerie. Elles concernent les opérations suivantes :

(En milliards de F)

Remboursements de la dette négociable (hors BTF)

415,9

- O.A.T.

139,2

dont échange

(61,5)

- B.T.A.N.

276,7

dont échange

(7,9)

Dette nette prise en charge par l'État et autres engagements

9,0

- rapatriés
- créances TVA
- prime épargne populaire

-
4,3
2,5

- engagements divers à l'égard d'entreprises et d'organismes

2,2

Pertes et profits sur emprunts et engagements

3,4

- sur emprunts à long terme (OAT)

- 4,4

- sur BTAN

- 1,4

- Autres

9,2

Opérations diverses

- 9,1

Soit un flux en trésorerie, y compris F.M.I., de 639,3 milliards de F(2) au lieu de 635,7 milliards de F en 1997.

Ce flux a été financé essentiellement par l'accroissement de la dette négociable (713,3 milliards de F)
grâce à :

- des souscriptions d'OAT pour un montant de 353,4 milliards de F (dont 22,9 milliards
de F au titre de l'échange d'avril 1998) contre 336,1 milliards de F en 1997 ;

- des souscriptions de BTAN qui se sont élevées à 320,8 milliards de F, soit une augmentation de 8,9 % sur 1997.
- l'apport net des bons du Trésor à taux fixe (BTF) d'un montant de 39,1 milliards de F
( au lieu d'un solde - 0,2 milliard de F en 1997), résultant de 944,2 milliards de F d'émissions et de 905,1 milliards de F de remboursements. Ces flux sont en augmentation sensible par rapport à 1997
(+ 16,1 % pour les émissions, + 11,2 % pour les remboursements).

Les variations des dépôts des correspondants laissent une ressource nette de 37 milliards de F (au lieu de 19 milliards de F en 1997) dont 11,8 milliards de F au titre des collectivités locales et 18,8 milliards de F au titre des organismes financiers (incluant 18,2 milliards de F au titre de la régularisation de l'écart d'intégration des CCP de l'ex-budget annexe).
Comme les années antérieures, les concours de la Banque de France enregistrent au cours de l'année 1998 le remboursement partiel de 2,40 milliards de F prévu par la convention du 10 juin 1993 approuvée par la loi du 23 juillet 1993 qui a mis fin aux concours de la Banque de France.
En application de l'article 52 de la loi n° 96-1181 du 30 décembre 1996, portant loi de finances pour 1997, complété par le décret n° 96-1248 du 30 décembre 1996 relatif à l'émission des valeurs du Trésor qui a autorisé le ministre de l'économie et des finances à procéder à des opérations de gestion active de la dette de l'État, l'année 1998 a enregistré :
- des prises en pensions de titres, à hauteur de 40,3 milliards de F,
- des mises en pensions de titres à hauteur de 0,5 milliard de F. Ces mises en pensions s'analysent comme une dette de l'État contractée à l'égard d'un établissement financier.
Enfin, les disponibilités du Trésor à la Banque de France se sont accrues de 46,1 milliards de F portant les avoirs du Trésor à la Banque de France à 87,1 milliards de F.

2. ÉVOLUTION DES AUTORISATIONS ET PREVISIONS BUDGETAIRES
A. Les modifications liées à la loi de finances rectificative

Les prévisions initiales de 1998 ont été modifiées par la loi de finances rectificative
n° 98-1267 du 30 décembre 1998 qui comporte en outre :

· la prise en compte des annulations de crédits intervenues par arrêtés au cours de l'exercice 1998 ;
· la ratification des deux décrets d'avances pris en 1998.

1- Évolution des prévisions de recettes

· La loi de finances initiale, comparée aux évaluations révisées de recettes de l'année précédente, retrace les résultats suivants :

(En millions de F)

PRODUITS

1998
Prévision
de recettes

1997
Évaluations révisées
de recettes

Variations

%

A. Recettes fiscales

       

Impôt sur le revenu

294 709

290 000

4 709

1,6

Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles

48 000

46 200

1 800

3,9

Impôts sur les sociétés

222 000

203 100

18 900

9,3

Autres taxes impôts directs et taxes assimilées

82 225

82 101

124

0,2

Taxe intérieure sur les produits pétroliers

154 878

150 600

4 278

2,8

Taxe sur la valeur ajoutée

777 480

753 000

24 480

3,3

Enregistrement, timbre autres contributions et taxes indirectes

148 118

146 050

2 068

1,4

TOTAL A

1 727 410

1 671 051

56 359

3,4

B. Recettes non fiscales

155 020

150 842

4 178

2,8

C. Fonds de concours et recettes assimilées

Mémoire

Mémoire

 »

 »

TOTAL A à C

1 882 430

1 821 893

60 537

3,3

D. Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des collectivités locales


- 164 493


- 164 970


477


- 0,3

E. Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des communautés européennes

- 91 500

- 88 000


- 3 500


4,0

Total des prélèvements

- 255 993

- 252 970

- 3 023

1,2

TOTAL GENERAL

1 626 437

1 568 923

57 514

3,7

A déduire : dégrèvements et remboursements d'impôts

- 279 237

- 267 400

- 11 837

4,4

TOTAL GENERAL NET

1 347 200

1 301 523

45 677

3,5

Les prévisions de recettes, avant intervention des prélèvements et déduction des dégrèvements et remboursements d'impôts, s'élèvent à 1 882,4 milliards de F en augmentation de 3,3 % par rapport aux évaluations révisées des recettes de 1997 (1 821,9 milliards de F).

Après imputation des prélèvements dont le montant est en augmentation de + 1,2 %, et après déduction des dégrèvements et remboursements d'impôts (+ 4,4 %), les recettes nettes prévisionnelles atteignent
1 347,2 milliards de F, soit une progression de 3,5 % par rapport à l'évaluation révisée pour 1997 (+ 3,9 % par rapport à la loi de finances initiale de 1997).

· La loi de finances rectificative n° 98-1267 du 30 décembre 1998

La loi de finances rectificative comprend la révision des évaluations pour 1998 associée au projet de loi de finances pour 1999, et les modifications ultérieurement apportées à cette révision.

Les recettes nettes sont supérieures de 20,9 milliards de F à ce qui était inscrit en L.F.I.

(En milliards de F)

Révision à la hausse des évaluations de recettes fiscales dont :
- taxe sur la valeur ajoutée
- produit de l'impôt sur le revenu
- produit de l'impôt sur les sociétés

+ 38,4
+ 30,2
+ 4,8
+ 1,0

Révision à la hausse des dégrèvements et remboursements d'impôts

- 27,5

Total pour les recettes fiscales nettes

+ 10,9

Révision à la hausse des recettes non fiscales

+ 8,7

Diminution des prélèvements sur recettes au profit des collectivités locales

+ 1,3

TOTAL NET DES RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

+ 20,9

Au titre des comptes spéciaux du Trésor, les recettes ont été révisées à la hausse :
· 15 milliards de F sur le compte 902-24 « Affectation des produits de cessions de titres, parts et droits de sociétés »,
· 1,6 milliard de F sur le compte 903-17 « Prêts du Trésor à des États étrangers pour la consolidation de dettes envers la France »,.
· 0,9 milliard de F sur le compte 903-54 « Avances sur le montant des impositions revenant aux départements, communes, établissements et divers organismes ».

Le tableau ci-après présente l'évolution de la prévision en matière de recettes au cours de l'exercice 1998 (hors dégrèvements et remboursements d'impôts) :

(En millions de F)

DESIGNATION

Loi de finances initiale
1998

Modifications liées à la loi de finances rectificative

Total des prévisions
de recettes
pour 1998

Variations en % par rapport à la loi de finances initiale

I. Opérations à caractère définitif

       

Budget général

1 347 200

20 989

1 368 189

1,6

Comptes d'affectation spéciale

60 985

15 009

75 994

24,6

Total des ressources définitives

1 408 185

35 998

1 444 183

2,6

Budgets annexes

103 642

15

103 657

 »

I. Opérations à caractère temporaire

       

Comptes d'affectation spéciale

88

 »

88

 »

Comptes de prêts

4 251

1 630

5 881

38,3

Comptes d'avances

367 365

940

368 305

0,3

Total des ressources temporaires

371 704

2 570

374 274

0,7

2- évolution des crédits

a. Les ouvertures de crédits
Les ouvertures de crédits supplémentaires portent sur un total de 50,3 milliards de F
(10,3 milliards de F en autorisations de programme) se répartissant comme suit, en milliards de F :

- dépenses ordinaires civiles(1) dont

22,9

- interventions sociales

11,4

- dépenses civiles en capital (10,3 en A.P.)

9,5

- dépenses militaires ordinaires

0,7

TOTAL POUR LE BUDGET GÉNÉRAL

33,1

- compte « 902-24 : Affectation des produits de cessions de titres, parts et droits de sociétés »


15,0

- compte « 903-17 : Prêts du Trésor à des États étrangers pour la consolidation de dettes envers la France »


1,3

- compte « 903-54 : Avances sur le montant des impositions revenant aux départements, communes, établissements et divers organismes »


0,9

TOTAL POUR LES C.S.T

17,2

b. Les décrets d'avances
Deux décrets d'avances sont intervenus en 1998, portant sur un montant total de crédits
de 6 milliards de F.

- Le décret d'avances n° 98-34 du 16 janvier 1998
Ce décret d'avances a autorisé 1 milliard de F de crédits supplémentaires pour le financement des fonds départementaux d'urgence afin de venir en aide aux personnes confrontées à des difficultés matérielles aiguës. Cette ouverture a été entièrement compensée par des annulations de crédits prises par l'arrêté du 16 janvier 1998.
- Le décret d'avances n° 98-734 du 21 août 1998
Ce décret d'avances a ouvert 5 milliards de F de crédits supplémentaires sur le budget général, afin de permettre l'ajustement des crédits de rémunérations du ministère de la défense et de financer la prime à l'apprentissage pour les jeunes.
L'équilibre de ce décret a été assuré par des recettes exceptionnelles (0,6 milliard de F) et par des annulations de crédits d'un montant de 4,4 milliards de F prises par l'arrêté du 21 août 1998.
c. Les annulations de crédits
Outre les arrêtés d'annulations des 16 janvier et 21 août précités, les annulations de crédits, dont l'incidence est prise en compte dans le solde prévisionnel résultent essentiellement de l'arrêté du 18 novembre associé au collectif pris en application de l'article 13 de l'ordonnance du 2 janvier 1959, portant sur un montant total de 15,7 milliards de F (5,2 milliards de F en autorisations de programme).

- dépenses ordinaires civiles

11,6

- dépenses civiles en capital

0,9

- dépenses militaires

3,2

d. Récapitulation des modifications apportées aux crédits initiaux par la loi de finances rectificative.
Le tableau ci-après retrace la situation de la prévision budgétaire après l'intervention de la loi de finances rectificative, (hors dégrèvements et remboursements d'impôts : 279 237 millions de F en loi de finances initiale et 306 706 millions de F après la loi de finances rectificative).
(En millions de F)

 

Loi de finances

Loi de finances rectificative n°98-1267 du
30-12-98

Total des prévisions

 

initiale
(Art 48)

Décrets d'avances

Annulations

Ouvertures

Total

pour 1998

I. Opérations à caractère définitif

           

Dépenses civiles ordinaires

           

Budget général

1 290 004

2 027

-12 376

22 909

12 560

1 302 564

Comptes d'affectation spéciale

19 662

 »

 »

9

9

19 671

Dépenses civiles en capital

           

Budget général

72 211

210

-1 328

9 497

8 379

80 590

Comptes d'affectation spéciale

41 362

   

15 000

15 000

56 362

Dépenses militaires

           

Budget général

238 267

3 800

- 7 357

700

- 2 857

235 410

Total des charges (nettes des dégrè-
vements et remboursements d'impôts)


1 661 506


6 037


- 21 061


48 115


33 091


1 694 597

Budgets annexes

103 642

 »

 »

15

15

103 657

II. Opérations à caractère temporaire

           

Comptes d'affectation spéciale

50

 »

 »

 »

 »

50

Comptes de prêts

6 080

 »

 »

1 330

1 330

7 410

Comptes d'avances

370 102

 »

 »

860

860

370 962

Comptes de commerce (résultat net)

-47

 »

 »

 »

 »

-47

Comptes d'opérations monétaires
(résultat net)


40


 »


 »


 »


 »


40

Comptes de règlements avec les gouvernements étrangers (résultat net)


40


 »


 »


 »


 »


40

Total des opérations à caractère temporaire

376 265

 »

 »

2 190

2 190

378 455

TOTAL GENERAL

2 141 413

6 037

- 21 061

50 320

35 296

2 176 709

3-évolution du solde budgétaire

Après les modifications apportées par la loi de finances rectificative, le déficit initialement fixé à 257,9 milliards de F est ramené à 254,6 milliards de F.
Le solde des opérations à caractère définitif est atténué de 2,9 milliards de F imputable principalement au budget général tandis que la charge nette des opérations à caractère temporaire diminue de 0,4 milliard de F essentiellement imputable à la révision des prévisions du compte « Prêts du Trésor à des États étrangers pour la consolidation de dettes envers la France ».

(En millions de F)

DESIGNATION

Loi de finances initiale 1998

Loi de finances rectificative

Total des prévisions pour 1998

Variations en % par rapport à la loi de finances initiale

Opérations à caractère définitif

       

Dépenses du budget général (1)

1 600 482

18 082

1 618 564

1,1

Dépenses des comptes d'affectation spéciale

61 024

15 009

76 033

24,6

Total des dépenses à caractère définitif

1 661 506

33 091

1 694 597

2,0

Recettes du budget général (1)

1 347 200

20 989

1 368 189

1,6

Recettes des comptes d'affectation spéciale

60 985

15 009

75 994

24,6

Total des recettes à caractère définitif

1 408 185

35 998

1 444 183

2,6

Solde des opérations à caractère définitif

- 253 321

2 907

- 250 414

- 1,1

Opérations à caractère temporaire

       

Charges des comptes spéciaux

376 265

2 190

378 455

0,6

Ressources des comptes spéciaux

371 704

2 570

374 274

0,7

Solde des opérations à caractère temporaire

- 4 561

380

- 4 181

- 8,3

Solde global hors F.M.I.

- 257 882

3 287

- 254 595

- 1,3

Solde global hors F.M.I., hors F.S.C.

- 257 882

3 287

- 254 595

- 1,3

(1) Hors dégrèvements et remboursements d'impôts

B. Les mesures réglementaires
Aux mesures législatives exposées précédemment se sont ajoutées des mesures de gestion à caractère réglementaire. Celles-ci peuvent être classées en deux groupes :
1. Les modifications affectant la répartition des crédits.
Ces mesures ne modifient pas le montant net des crédits, mais seulement leur ventilation entre les ministères ou à l'intérieur d'un même ministère. C'est le cas, notamment, des transferts, des répartitions de dotation globale et des virements.
2. Les modifications affectant - en augmentation ou en diminution - le volume des crédits.
Viennent accroître les dotations, les crédits reportés de 1997 à 1998, les ouvertures de crédits au titre des fonds de concours ainsi que les modifications de crédits liées à des plus-values de recettes (budgets annexes et comptes d'affectation spéciale).
Viennent, par contre, diminuer le volume des crédits au titre de l'exercice 1998 les reports de crédits à la gestion 1999 prononcés par arrêtés ministériels et les arrêtés d'annulations non associés aux décrets d'avances et aux collectifs.
Les tableaux qui suivent retracent les mouvements relatifs d'une part aux fonds de concours, d'autre part aux reports de crédits. Par ailleurs est présentée une récapitulation de l'ensemble des mesures réglementaires.

COMPARAISON DES FONDS DE CONCOURS DES ANNÉES 1998 ET 1997

(En millions de F)

DÉSIGNATION

1998

1997

Différences

%

A. Budget général

       

Dépenses civiles ordinaires :

       

Titre I Dette publique et dépenses en
atténuation de recettes

 »

 »

 »

 »

Titre II Pouvoirs publics

 »

 »

 »

 »

Titre III Moyens des services

34 038

31 627

2 411

7,6

Titre IV Interventions publiques

17 642

14 048

3 594

25,6

Total

51 680

45 675

6 005

13,2

Dépenses civiles en capital

       

Titre V Investissements exécutés par l'État

7 273

8 943

- 1 670

- 18,7

Titre VI Subventions d'investissement accordées par l'État


6 042


9 951


- 3 909


- 39,3

Titre VII Réparations des dommages de guerre

 »

 »

 »

 »

Total

13 315

18 894

- 5 579

- 29,5

Total des services civils

64 995

64 569

426

0,7

Dépenses ordinaires militaires

       

Titre III Moyens des armes et services

2 619

2 824

- 205

- 7,3

Dépenses militaires en capital

       

Titre V Équipement

1 562

1 132

430

38,0

Titre VI Subventions d'investissement
accordées par l'État


 »


 »


 »


 »

Total des services militaires

4 181

3 956

225

5,7

TOTAL BUDGET GÉNÉRAL

69 176

68 525

651

1,0

B. Budgets annexes

       

Exploitation

 »

 »

 »

 »

Opérations en capital

 »

2

- 2

 »

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

 »

2

- 2

»

C. Récapitulation

       

Budget général

69 176

68 525

651

1,0

Budgets annexes

 »

2

- 2

 »

TOTAL GÉNÉRAL

69 176

68 527

649

0,9

COMPARAISON DES REPORTS DE CRÉDITS DE 1998 A 1999 ET DE 1997 A 1998

(En millions de F)

DÉSIGNATION

Reports
1998 à 1999

Reports
1997 à 1998

Différences

%

A. Budget général

       

Dépenses civiles ordinaires :

       

Titre I Dette publique et dépenses en
atténuation de recettes

 
»


 »

 
»

 
»

Titre II Pouvoirs Publics

1

»

1

-

Titre III Moyens des services

5 360

3 228

2 132

66,0

Titre IV Interventions publiques

16 399

12 290

4 109

33,4

Total

21 760

15 518

6 242

40,2

Dépenses civiles en capital

       

Titre V Investissements exécutés par l'État

11 161

9 621

1 540

16,0

Titre VI Subventions d'investissement accordées par l'État


24 025


21 688


2 337


10,8

Titre VII Réparations des dommages de guerre

19

20

- 1

- 5,0

Total

35 205

31 329

3 876

12,4

Total des budgets civils

56 965

46 847

10 118

21,6

Dépenses ordinaires militaires

       

Titre III Moyens des armes et services

1 082

898

184

20,5

Dépenses militaires en capital

       

Titre V Équipement

5 088

6 420

- 1 322

- 20,7

Titre VI Subventions d'investissement
accordées par l'État


383


351


32


9,1

Total

5 471

6 771

- 1 300

- 19,2

Total du budget militaire

6 553

7 669

- 1 116

- 14,6

TOTAL BUDGET GÉNÉRAL

63 518

54 516

9 002

16,5

B. Budgets annexes

       

Exploitation

609

433

176

40,6

Opérations en capital

541

510

31

6,1

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

1 150

943

207

22,0

C. Comptes spéciaux du Trésor

       

Comptes d'affectation spéciale

       

Opérations à caractère définitif

10 147

6 706

3 441

51,3

Opérations à caractère temporaire

37

13

24

184,6

Comptes de prêts

5 152

2 141

3 011

140,6

TOTAL DES COMPTES SPÉCIAUX DU TRÉSOR

15 336

8 860

6 476

73,1

D. Récapitulation

       

Budget général

63 518

54 516

9 002

16,5

Budgets annexes

1 150

943

207

22,0

Comptes spéciaux du Trésor

15 336

8 860

6 476

73,1

TOTAL GÉNÉRAL

80 004

64 319

15 685

24,4

MODIFICATIONS APPORTÉES AUX LOIS DE FINANCES INITIALE

<
 

Prévisions

 

Virements

Transferts

DÉSIGNATION

des lois de
finances
initiale et
rectificative

(a)

Reports
de la gestion
précédente


Ouvertures


Annulations


Ouvertures


Annulations

             

I. Charges à caractère définitif

           
             

Dépenses ordinaires civiles :

           

Budget général

1 609 270

15 518

1 826

- 1826

172 588

- 118 391

A déduire : Dégrèvements et remboursements d'impôts

- 306 706

 »

 »

 »

 »

 »

 

1 302 564

15 518

1 826

- 1826

172 588

- 118 391